A l'âge où l'on doit choisir à quoi dédier son temps Frédéric MARI, par passion vraie, choisi les mots, le dialogue, la réflexion, la Vie. Il se consacre entièrement à la lecture et à l'écriture, toujours, où qu'il se trouve sur la planète.
Il s'est échappé de la société telle que nous la concevons en Occident, pour partir à la rencontre de sa propre vie, un carnet toujours en poche, demandant du papier ici et là pour ne jamais perdre l’occasion d'immortaliser ce qui se passait dans sa tête et dans sa vie. Et à force de mots et de pensées ce furent un livre, puis des poésies, puis un roman qui découlèrent de lui...
Il a travaillé et retravaillé, il a été lu, et aujourd’hui ses œuvres, profondes et belles, font l’unanimité. |
Frédéric Mari est né en 1964 à Aix-en-Provence. Son père était l’un des personnages clef du réseau Free-Europ, dont la tâche était de pratiquer dans le rideau de fer des « fissures culturelles » en faisant passer des livres d'Europe de l'Ouest aux intellectuels d'URSS. Frédéric Mari a ainsi, durant toute son enfance, gravité dans l’orbite des grands penseurs français de l’époque, de Charles de Gaulle à Raymond Aron, de Hubert Beuve-Méry à Albert Camus...
Le 20 mars 1980, son père meurt au terme d'une longue et tragique maladie. Émergeant douloureusement d’un état traumatique profond, Frédéric Mari, alors âgé de quinze ans, se met à noircir des dizaines de carnets, écrivant des poèmes dans lesquels, dialoguant avec Dieu, il s’interroge sur la nécessité d’avoir donné naissance à l’espèce humaine au sein de cet Univers admirable. Il jette également sur le papier la première ébauche d’un vaste conte fantastique, « Histoire d’Outre-Monde » et écrit deux petites pièces de théâtre, « Sabine » et « Un Mouvement Perpétuel ».
Toutefois, ce face à face avec la mort ne le conduit pas aux conclusions auxquelles il aurait pu, à priori, s'attendre...
Après son baccalauréat sa vocation s’impose à lui : l’Écriture. Il part alors vivre dans la solitude des forêts, dans les Alpes, à deux mille mètres au-dessus de la ville de Sion, capitale ancestrale de l’alchimie. Il y compose un recueil de poésies, « Au Nom de l’Éphémère », ainsi que son premier roman intitulé « Hypophyse ». Frédéric Mari est seulement âgé de vingt ans.
Après un an et demi passés dans une solitude absolue il redescend dans ses collines natales du Sud de la France, où il sent toujours vibrer l’âme de Jean Giono, de René Char, de Cézanne, de Van Gogh, de Picasso… C’est à cette période qu’il connaît une nouvelle expérience fondamentale qui, plus encore que les précédentes, et surtout plus profondément, changera le cours de son existence à tout jamais...
Cette expérience à nulle autre pareille lui permet, entre autres choses positives, de révolutionner son art auquel il donne à présent un but humaniste : Il comprend que, grâce à la beauté de sa plume, il va pouvoir non plus accuser, mais apporter une certaine clarté ; non plus détruire, mais au contraire construire ; non plus diviser mais, bien mieux, unir.
Peu de temps après, il soumet à quelques écrivains le manuscrit de son premier roman. Les critiques sont plus qu’encourageantes. L’un des lauréats du prix Goncourt lui écrira même, avec une rare sincérité : « Tu as le style que j’ai toujours rêvé d’avoir. » Malgré tout, Frédéric Mari ne s’en trouve pas vraiment satisfait, jugeant que l'essentiel ne réside pas dans la forme, mais dans le fond. Son livre lui paraît souffrir d’un certain déséquilibre entre "la vie telle qu'il peut l'imaginer" et "l'expérience vécue". Il renonce donc à tenter de faire publier « Hypophyse » et décide de partir au Chili, pays d’origine de sa grand-mère paternelle.
En cours de route il fait la connaissance d’un artiste tchadien, Joseph Africa. Les deux artistes décident de s’associer. Pendant les trois années qui suivent, ils font ensemble revivre l’art créole en Basse-Terre, dans les Antilles, puis en Europe. Le travail sur racines de fougères géantes les mènent à la sculpture, celui sur calebasse à la gravure, enfin, ces deux conjugués à la peinture. (Frédéric Mari travaillera par la suite avec de grands peintres tel que Ralph Rumney, Gareth Williams, Sama, Arputharani et Amitaph Sengupta.) Curieusement, c'est en travaillant l'art pictural dans son atelier qu'il découvrira ce qui, à ses yeux, était encore à parfaire dans sa création littéraire : le rendu juste, au travers des mots, de la couleur et de la forme.
Sans rien perdre de l’amitié qui les unit, Africa et Frédéric Mari se voient, en 1990, finalement contraints de se séparer.
Convaincu que la civilisation occidentale, courant à sa perte, est en train de creuser elle-même sa propre tombe, et plus que jamais poussé par l’appel du large, Frédéric Mari décide alors de partir pour l’Inde, où il vit maintenant depuis près de vingt ans, plongé dans une humanité vibrante et riche, dans un pays où la vie est plus vraie et où les cœurs semblent être plus purs...
Frédéric Mari est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine d’ouvrages : scénarios, pièces de théâtre, recueils de poésie, contes et romans. |